Nos universités deviendraient-elles efficaces ?

Un article de Robert BENTZ  / Directeur Adjoint de FWA

Nos universités produisent incontestablement des têtes bien remplies, mais souffrent de manière chronique de deux maux qui leur permettent d’être systématiquement rejetées dans le fin fond des classements internationaux.

Les universités Françaises décident de ne pas être en phase avec le monde du travail, et fonctionnent en baronnies malgré la réforme qui prévoit le regroupement dans des entités visibles.

L’éducation nationale a toujours défendu son indépendance face au monde du travail. « Nous existons pour inculquer le savoir, dans des têtes bien faites », mais cela sans intérêt aucun pour les besoins réels du marché du travail. C’est ainsi que nous produisons des troupeaux de biologistes hyper diplômés dont le marché n’a pas besoin, mais nous ne nous intéressons pas du tout aux besoins énormes de certains marchés du travail comme la restauration ou l’aide à la personne, et l’informatique.

Marre de faire la queue


Plus avant, ce positionnement conduit à l’existence d’un nombre important de laboratoires universitaires qui font de la recherche fondamentale, car incapable de contracter avec le monde extérieur demandeur d’une recherche appliquée avec des contraintes de délais et de résultat. De fait ces laboratoires vivent chichement du don de vieux matériels, qui pour les sciences modernes sont totalement dépassés.

Nos universités fonctionnent en baronnies depuis la révolution, et encore plus depuis 1968 qui a vu naître des talents de mini barons teigneux, encore plus redoutables.

Baronnies de spécialité avec les sciences, les lettres, le droit, la médecine, etc En y ajoutant le cortège de sous catégories qui sont autant de prétextes à créer de nouvelles entités universitaires. Pendant des siècles l’université a produit des hyper spécialistes, parfaitement incultes sur tout autre domaine que celui traité par leur spécialité.

Mais le monde est transverse, nous devons posséder de multiples talents pour comprendre ce monde complexe. Les meilleurs sont alors ceux qui après l’université ont développé leurs compétences dans d’autres domaines, ou ont passé du temps pour obtenir d’autres diplômes dits de spécialité. Ces talents sont développés en autodidacte, sans l’aide des structures d’enseignement qui se montrent bien incapable dans ce monde moderne.

Mais tout a changé depuis 2007, avec la fusion des universités. Bon ! Ce n’est pas tout à fait vrai, l’on a commencé par supprimer les barbelés (au sens propre) entre les universités, l’on a nommé des présidents du tout, mais les diplômes « transverses » tardent à apparaître. Les universitaires faisant, à juste titre, la remarque que la demande est faible. Cela est normal, les étudiants doivent se faire à cette nouvelle liberté qui doit leur être proposée, de choisir des modules dans des domaines très variés et dans toutes les sciences : informatique, finances, lettres anciennes, psycho, etc ..

Mon diplôme au final est un caléidoscope qui colle à mes aspirations, et qui est multi disciplinaire, donc transverse.

Nous sommes en 2015, cela va faire 8 ans que les universités ont entamé le processus, mais peu des promesses ont été tenues.

Voilà, et comme dans bien des domaines, nous sommes lents, attachés à nos habitudes, nos traditions, étant convaincus que ce qui a été fait, était bien quand même. Il faudra du temps pour que notre enseignement soit simplement adapté à notre époque. Il faut que le public exige de l’université (ou de l’enseignement en général) une remise en cause qui permette à nos enfants d’être enfin formés pour aborder la vie professionnelle, avec une réelle préparation adaptée. Nos universités ne sont pas efficaces, mais peuvent le devenir si nous l’exigeons.


Nos clients témoignent...


J’ai apprécié la capacité des équipes de FWA à proposer et à apporter des solutions tout au long du projet. L’équipe a toujours été très réactive. Ils ont été très présents, on a toujours eu des réponses rapidement, surtout lors de la mise en production et des premières utilisations. 

Alexis Valtat, Epicentre

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