Houla ! Il faut être agile !

Un article de Robert BENTZ  / Directeur Adjoint FWA

J’ai tout bien compris de l’entreprise moderne : « Il faut être agile ! ». Et j’en comprends les raisons, qui sont que nous nous délions de la structure, pour gagner en souplesse et efficacité, face à des clients eux-mêmes inconstants et de plus en plus exigeants.

Le développement des logiciels ne fait pas exception à cette règle. Et c’est à partir des années 60 qu’apparaissent de nouvelles méthodes d’approche et de développement de logiciels.

OLAP

Il est vrai qu’au début du développement du logiciel, les choses étaient simples, logiques. D’abord, nous avions le pouvoir, puisque le commun des mortels ne comprenait pas cette science nouvelle, et les réalisations étaient pur algorithme.

Avec le temps, les possibilités ainsi que les capacités des systèmes automatiques ont démesurément grandi. L’homme, quant à lui, s’adapte aussi en augmentant ses exigences. La barre devient de plus en plus haute.

Alors on imagine des méthodes de travail, que l’on agrémente d’outils ou de bonnes pratiques, pour répondre à ces attentes, en utilisant ces capacités techniques grandissantes.


Les premières méthodes comme SDM (Waterfall, cascade) étaient inspirées du bâtiment, et cela convenait pour le type de logiciels développés. Ensuite des propositions plus adaptées sont apparues, comme Merise, ou les méthodes de conception objets OOD, HOOD et UML.

Mais cela ne contourne en aucun cas la difficulté à modéliser et réaliser ce que demande le client.

L’idée géniale est alors de proposer de réunir l’ensemble des acteurs en un même lieu et de les faire travailler ensemble. Ainsi naissent les méthodologies dites Agiles. Bien sûr avec des spécificités de fonctionnement, où l’on exige que tout se fasse dans le même temps : idée, formalisation, réalisation, tests, intégration… Extrem Programming, Scrum sont de ces méthodes.

Prenons conscience que l’on revient aux sources des activités humaines, où chaque réalisation était individuelle ou collective, sans découpage, en phases séparées et avec unicité du lieu. C’est l’organisation du travail qui a conduit à des méthodes de découpage, en spécialités, lieux dédiés, compétences, etc. Le revers de ce découpage est la perte de vue de l’objectif initial, par la dilution du non-dit, de l’oubli.

Alors regrouper tous les acteurs en un même lieu, dans le même temps est simplement du bon sens, et un merveilleux retour aux sources.

Toutefois, faut-il voir dans ces méthodes agiles la solution à tous les maux des projets ? L’expérience des méthodes agiles durant le développement du Dreamliner de Boeing a montré ses limites.

On peut sans aucun doute en conclure qu’il faut des méthodes de travail adaptées suivant les sujets.


Evitons l’effet de mode, pour nous concentrer sur la pertinence des méthodes, suivant les sujets traités. Cette analyse reste à faire sur une base d’expérience déjà conséquente.

Il est certain que les projets tournés vers les utilisateurs et les interfaces relèvent des méthodes agiles. Pour les projets déterministes, sans interface homme-machine, ils peuvent se dérouler par étapes classiques de développement. Et il y a les autres pour lesquels le choix d’une méthodologie peut faire débat.

En tout état de cause la difficulté de tous nos projets demeure dans la compréhension de ce que veut vraiment l’utilisateur (le client). Il s’exprime dans sa langue, avec ses mots, et les informaticiens tentent de traduire en boites et flèches, en Objets, etc.. Et de ce changement de langage nait l’essentiel des difficultés.

Quand les deux populations parlent plusieurs langues, tout va bien. Cela est le cas des entreprises d’ingénieurs : aéronautique, nucléaire, militaire, etc..

Alors vive l’agilité ! mais à bon escient.



Nos clients témoignent...


J’ai apprécié la capacité des équipes de FWA à proposer et à apporter des solutions tout au long du projet. L’équipe a toujours été très réactive. Ils ont été très présents, on a toujours eu des réponses rapidement, surtout lors de la mise en production et des premières utilisations. 

Alexis Valtat, Epicentre

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