Du monde des seigneurs et des barbares

Un article de Robert BENTZ  / Directeur adjoint de FWA

Nous conaissons tous cette métaphore pour le créateur d’entreprise, qu’est l’idée du barbare avec son couteau dans les dents, qui n’a rien à perdre, peu de moyens, mais une volonté farouche de conquête. En face de lui le seigneur - l’industriel installé, gras et opulent, derrière de hauts murs fortifiés, préoccupé essentiellement à préserver ses acquis (position de marché, chiffre d’affaires, marges).

Longtemps cette image a été pertinente par sa représentation de la vie des affaires, où pour faire sa place il fallait pousser l’autre (le seigneur), prendre une part de ses richesses. Aujourd’hui, le barbare ne se bat plus pour prendre une part de richesse au seigneur. Le barbare crée son propre marché avec des outils existants en imaginant des solutions nouvelles et surprenantes.

Oiseau ou avion

Uber n’a pas créé une société de taxis, mais a imaginé une solution avec des technologies existantes (Internet, GPS, téléphone mobile, géolocalisation) pour assurer le transport individuel des personnes. Le résultat entre en conflit avec l’activité des taxis, mais c’est Uber qui est l’avenir du transport individuel (avant qu’un autre barbare ne surgisse).

La vraie interrogation face à ce conflit, sans aucun doute perdu par les taxis trop rigides, chers, peu pratiques, limités en volume, est de comprendre pourquoi les sociétés de taxis ne se sont pas elles-mêmes transformées en UBER compagnies.

Le seigneur est convaincu que son modèle qui le fait vivre et prospérer depuis des décennies doit perdurer. Les murailles de la licence, de la formation, du diplôme les protègent des intrusions, pour les taxis. Mais le barbare n’a pas attaqué sur le même terrain.

L’enjeu pour nos entreprises et nos organisations est aujourd’hui d’abandonner la position de seigneur pour adopter une position de barbare et imaginer des solutions nouvelles qui sortent du cadre. C’est ce que l’on nomme la transition numérique ou digitale des organisations.

Tout le monde en parle mais bien peu en connaissent les clés. De toute évidence, il faut avoir ou acquérir la capacité de se remettre en cause très profondément. Rien n’est acquis, tout doit être possible.

Mais l’histoire est peuplée de barbares qui nous ont déjà fait le coup. Bien avant Uber, il y a eu Bill Gates avec son modèle de licences pas chères, mais vendues à des millions d’exemplaires. IBM ne s’en est toujours pas très bien remis.

Certains peuvent considérer qu’il s’agit d’une mode, mais je suis convaincu que la disponibilité de technologies, l’évolution très importante des usages et les changements culturels forts dans le monde du travail changent réellement la donne.

Ne pas bouger pour une entreprise ou une organisation est, à mon sens, criminel. Le monde change et les organisations doivent impérativement s’adapter, sans subir, mais bien au contraire, en étant elles-mêmes un acteur du changement.

Toutes les idées sont bonnes à étudier, remettez-vous en cause, délirez intelligemment, revenez aux fondamentaux et à l’objectif premier de votre activité. Y a-t-il des moyens d’obtenir le même résultat autrement ?

Proposez, testez, essayez ! Toutes les organisations (privées ou non) sont dans ce mouvement. Ne subissez pas, accompagnez le mouvement.

Nous vivons une époque formidable.


Nos clients témoignent...


J’ai apprécié la capacité des équipes de FWA à proposer et à apporter des solutions tout au long du projet. L’équipe a toujours été très réactive. Ils ont été très présents, on a toujours eu des réponses rapidement, surtout lors de la mise en production et des premières utilisations. 

Alexis Valtat, Epicentre

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