Avons-nous honte de nos échecs ?

Un témoignage de Robert BENTZ / Directeur Adjoint de FWA

L’échec est la conséquence possible d’une action, une initiative, une entreprise.  

« Je vais réparer les dégâts sur ce bateau, et je n’y arrive pas, il coule ! » « Je vais faire ce projet en 100 jours, et finalement je le termine en 150 jours » « Je vais tenter de séduire la belle Isabelle, mais elle ne veut pas de moi »


Ce sont ces multitudes d’actions, d’initiatives qui font notre vie, notre personnalité. Certains se lancent plus souvent que d’autres, certains sans réfléchir, certains par instinct, d’autres en réfléchissant beaucoup...

Mais étrangement dans notre culture judéo chrétienne, nous nous acharnons à oublier collectivement, ou plutôt occulter nos échecs. En effet nous connaissons et mémorisons parfaitement nos échecs, mais nous évitons soigneusement d’en parler, d’échanger avec d’autres, pour qu’eux-mêmes ne fassent pas les mêmes erreurs.

Parce que notre éducation est faite de : échec  sanction  réflexion, qui se réduit rapidement en échec  sanction (La « baffe » a bien été reçue, même si à la réflexion elle n’était pas méritée).

Sans remonter à votre enfance, essayez d’expliquer à un banquier qu’après 3 échecs vous envisagez de créer une entreprise avec son aide. La réponse est : « Non », et immédiate.

Je ne veux pas faire un développement sur l’échec en général, je ne veux que montrer toute la difficulté que nous avons et aurons longtemps encore, pour mettre en commun nos expériences. L’on parle beaucoup de retour d’expérience dans les entreprises, mais tant que notre culture considère l’échec d’abord comme une faute, donc impardonnable, le retour d’expérience se cantonnera à stocker soigneusement toutes nos réussites. Et les générations futures referont les mêmes erreurs, parce que nous n’avons pas eu le courage de leur décrire nos erreurs passées.

Je dois reconnaître que dans un monde d’ingénieurs (cartésiens) l’échec est quand même reconnu. Parce que l’on sait qu’il y a des murs technologiques, des zones méconnues de la science, vers lesquelles s’aventurer et connaître des échecs est admissible. Mais dans des mondes supposés rigoureux (comptabilité, finances pour exemple) l’on a câblé des générations à ne supporter aucune erreur. Pourtant il y a beaucoup de bêtises commises aussi dans ces milieux, mais sans capacité culturelle à les reconnaître.

C’est bien sûr dommage. Alors ne vous acharnez pas à essayer de mettre en place des systèmes de retour d’expérience dans les mondes rigides culturellement et peu à pas enclins à admettre l’échec.

Et bien sûr continuez à mentir effrontément sur la réussite de tous vos projets professionnels et personnels, ne doutez de rien, et surtout pas de vous. Et cela même si vous connaissez la vérité.


Nos clients témoignent...


J’ai apprécié la capacité des équipes de FWA à proposer et à apporter des solutions tout au long du projet. L’équipe a toujours été très réactive. Ils ont été très présents, on a toujours eu des réponses rapidement, surtout lors de la mise en production et des premières utilisations. 

Alexis Valtat, Epicentre

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